Archive | mai 2020

19 mai 2020 1 Commentaire

Des chaines et des défis

Des chaines et des défis

Les réseaux sociaux

Comme chacun a pu le constater, les réseaux ont été considérablement sollicités pendant ces semaines de confinement. D’après le site compta-online.com, l’utilisation mondiale d’internet au 1er avril 2020 avait bondi de près de 70%.

Au niveau de l’impact environnemental, ce n’est pas rien. Quand le troisième consommateur au monde d’électricité (après les États-Unis et la chine) augmente ainsi ses besoins en énergie, il est important de se rappeler qu’en 2018, la production mondiale d’électricité(*) était issue pour 64% des énergies fossiles (38% provenant du charbon, 3% provenant du pétrole et 23% provenant du gaz naturel). L’énergie nucléaire ne représente que 10% de cette production et les énergies renouvelables 26%.

Les réseaux, leurs déploiements, leurs maintenances et leurs fonctionnements sont en soit une grosse machine économique sur laquelle viennent se greffer toutes les autres activités économiques de la planète. Ça en fait des térawatt-heure.

Vient ensuite s’ajouter les activités des particuliers (vous savez, les gens) souvent dans des réseaux dit « sociaux ». Là aussi ça en fait d’autres térawatt-heure.

Parmi tout ce qui circule, il y a de l’utile, du nécessaire, de l’agréable, du nuisible, du rigolo, du triste et beaucoup de superflue. Étant entendu qu’une seule publication peut correspondre simultanément à plusieurs de ces caractéristiques et que cette perception peut changer d’une personne à l’autre, d’un état à l’autre. Questions de points de vue, de moments et d’intérêts.

Comme chacun s’en doute, la qualité ou la pertinence d’une publication ne change rien à la quantité d’énergie nécessaire à son existence électronique. Même quand c’est con, ça pèse.

Imaginerions nous faire circuler des voitures à vide sur les routes juste pour faire tourner la machine économique ? Pourtant, c’est souvent ce que nous faisons quand nous utilisons de manière inconsidérée cette ressource.

Compte tenu du fait que presque chaque action de notre vie moderne a un impact sur l’environnement et que nous somme beaucoup, il nous faut, pour les réseaux comme pour le reste, faire un usage modéré de ces outils numériques.

Chacun devrait réfléchir à la façon dont il pourrait réduire sa consommation d’octets circulant (et d’objets numériques), comme nous cherchons déjà à réduire notre consommation de plastique, de viande ou d’essence.

Pour ma part, comme d’autres, je maintiens une vigilance quotidienne sur ce point comme sur les autres.

Bien sûr, cela amène parfois des renoncements. Par exemple, en matière de numérique, j’ai renoncé aux achats en ligne à l’autre bout de la planète ainsi qu’à la TV en streaming (les box).

Dans cette idée, j’ai aussi choisi de ne pas participer à des chaines ou à des défis. Dans ces affaires, quand on s’est fait eu, il faut trouver quelqu’un d’autre à harponner. Ça ne finit jamais.

Même si je suis généralement flatté que l’on me sollicite, la raison finie toujours par l’emporter.

Ainsi, par rapport à toutes les invitations auxquelles je n’ai pas donné suite pendant cette période de confinement, je prie les personnes concernées de bien vouloir m’excuser de cette absence de réponse.

Le PC aura 41 ans et l’Internet est arrivé en France il y a à peine 25 ans. Ces technologies n’ont pas toujours fait partie de ma vie, de la vie. Pourtant, il est urgent que chacun de nous engage une forme de décroissance aussi par rapport au numérique.

Pour la pollution numérique, comme pour toutes les autres formes de pollutions que nous générons, la capacité de nos sociétés à maitriser ces problématiques passera forcement par des engagements et des changements individuels.

Comme en la matière, il n’y a pas de petits gestes, pour moi, ce sera sans chaines et sans défis.

M.

Les réseaux sociaux

 

(*) Source : https://www.boostheat.fr/guide/production-electricite-france/
Ressource images : https://pixabay.com

17 mai 2020 0 Commentaire

Questions de chiffres

Questions de chiffres

Les chiffres

Comme presque tous les jours depuis le 17 mars, début du confinement, j’ai consulté ce mercredi 13 mai la plateforme ESRI France qui me donne sous forme de tableaux et de graphiques le suivi de la situation du Coviv-19 en France.

Si je vous livre ces chiffres aujourd’hui, c’est qu’ils m’ont particulièrement interpelé :

Suivi du Coviv-19 en France au 13 mai 2020

C’est d’abord le nombre de décès enregistré en ESMS qui a attiré mon attention et dans la foulé, j’a regardé les autres chiffres d’un peu plus près que d’habitude.

Alors je vos livre les commentaires et les questions que cela m’a inspiré :

+ 507 de cas confirmé : C’est comme confiné, mais avec « air » en plus et un « haine » à la place du « aime ».

- 521 d’hospitalisation : Sans doute le nombre de personnes sorties de l’hôpital.

- 111 de personnes en réanimation :  Sans doute le nombre de personnes qui ont quittées le service.

+ 98 de décès enregistrés en milieu hospitalier : Il y a-t-il un lien avec les sorties ci-dessus ?

- 15 de décès enregistrés en ESMS Établissements et Services Médico-Sociaux : Comment obtenir un chiffre négatif sur cet indicateur ? Peut-être sont-ce des expériences de mort imminente ?

+ 890 personnes sont de retours chez elle : Je ne sais pas d’où viennent les 258 personnes qui n’étaient ni à l’hôpital, ni en réanimation (521 + 111 = 632 / 890-632 = 258).
Peut-être s’agit-il de personnes qui étaient en isolement ou encore de personnes qu’on a laissé sortir du commissariat ?

Ci-dessous, les chiffres du 15 mai. Mêmes questionnement et interrogations.

Suivi du Coviv-19 en France au 15 mai 2020

Source : https://mapthenews.maps.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/bae8aaa7a0b14261b4621c31db410c44

Les chiffres auront toujours beaucoup de mystères à nous révéler.

M.

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