15 avril 2019 0 Commentaire

Notre Dame

A l’heure où j’écris ce billet, elle brûle encore.
Notre Dame de Paris, ce monument (dans tous les sens du terme) de l’histoire de France et en particulier (surtout ?) de Paris et en train de disparaître en partie dans un gigantesque et violent incendie.

Notre-Dame de Paris en feu

Comme beaucoup de personnes, cela me touche.
Tantôt parisien, tantôt banlieusard, longtemps francilien, j’ai croisée cette grande dame à différents moments de ma vie.
Je l’ai vu de jour, de nuit, de dedans, de dehors, d’en haut, d’en bas.
Je l’ai croisé à pied, à vélo, en roller, en voiture.
J’étais seul, en couple, en bande, en famille et en groupe.
J’étais lucide, heureux, amoureux, ivre, défoncé.

Elle était là, tellement présente qu’elle semblait immortelle sur son île. 856 ans. Elle en a vue de l’histoire, des histoires.

C’est le propre de l’accident, de l’imprévu : On n’imagine même pas que cela peut se produire.
Une journée qui commence comme les autres et qui bascule soudainement à cause d’un évènement dont vous savez dés le début qu’il marquera ou changera l’histoire durablement.

Noyé sous un flot quotidien de mauvaises nouvelle plus horribles ou immorales les unes que les autres, on en oublie le caractère fragile et finalement éphémère de tout ce qui participe au décor de notre quotidien, de notre histoire, individuelle et collective.

Certains éléments de ce décor disparaissent avec le temps, sont remplacés pour s’adapter à l’époque et d’autres sont maintenus, protégés, réparés, voir reconstruit.

Nous avons beau être dans l’ère du numérique, de la virtualisation et de l’intelligence artificielle, notre humanité aura toujours besoin de symbole forts, inscrits dans la réalité matérielle de notre histoire commune pour exister.

Il ne serait pas étonnant que le drame que vie ce soir la capitale produise dans les jours et les semaines à venir un mouvement de solidarité volontaire et spontané pour participer au financement de la reconstruction de cette cathédrale et peut-être même au-delà des frontières nationales.

Il ne serait pas étonnant non plus que cette dernière idée ne soit qu’un phantasme consécutif à cet état de tristesse dans lequel me met cet évènement.

Pour finir ce billet, j’ai choisi cette photo captée sur Facebook et prise quelques instants avant que la flèche ne s’effondre.
Plus tard, ce soir, c’est la toiture de l’édifice qui a fini par céder.

Demain matin, ce sera sans doute le moment des premières évaluations des dégâts. Aucun doute qu’ils seront conséquents.

Le 21ème siècle aura-t-il la volonté et les moyens de poursuivre l’histoire de Notre-Dame de Paris et de relever le défi pari de la reconstruction ?

Notre-Dame de Paris

C’est à ce moment précisément que me revient en mémoire cette courte phrase mais lourde de sens fréquemment entendue dans mon enfance : « Dieu seul le sait ! »

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