26 août 2018 0 Commentaire

Les beaufs

Dans les années 80, quand j’étais ados (la génération « bof » disaient les médias de l’époque), on parlait des beaufs.
Renaud a même chanté au sujet du sien.

Pour nous, plutôt engagés dans une mouvance baba-cool, cette catégorie de la population représentait tout ce qu’il fallait éviter de devenir.

Certains détails ne trompaient pas : Le p’tit chien qui bougeait la tête sur la plage arrière de la voiture, la combinaison foot/  bière / canapé, de bonnes blagues pas trop racistes ou sexistes, la posture de consommateur à tout prix ou encore la fait d’avoir un avis arrêté sur tout, de ne douter de rien (surtout de soi-même) et de râler tout le temps.

mini-chien-de-plage-arriere-qui-bouge-la-tete

Sur Wikipédia, on trouve la définition suivante (extrait) : mot d’argot français employé dans le langage courant — est un stéréotype de Français moyen vulgaire, inculte et borné (…).

Plus de 30 ans après, où en sommes nous ? Que sont-ils devenus ?

Sur le plan économique, Warren Buffet prévenait en 2006 (avant la crise) que les riches étaient en train de gagner la lutte des classes : « c’est ma classe, les riches, qui a déclaré cette guerre et c’est elle qui est en train de la remporter » !
Idée qu’il confirma en 2011 en affirmant que cette guerre avait bel et bien été gagnée (voir ici ou bien ici).

Et bien un peu dans la même idée, il y avait une lutte dans les années 80 entre différents paradigmes et force est de constater que c’est celui des beaufs qui a gagné.

Ils étaient tellement bien intégrés, tellement en phase avec le système que logiquement, ils ont fait leur bonhomme de chemin et ont eu des enfants.
Petits et grands propriétaires, petits et grands épargnants, petits et grands chefs, petites et grande familles ainsi que petites et grandes vacances.

Cette culture s’est affirmée au fil du temps et on la retrouve aujourd’hui à travers tout un tas de comportements et de propos délirants.
Les réseaux sociaux sont pour cela des terrains d’expression fantastiques. 

La victoire des ultras riches et celle des beaufs s’inscrivent en fait dans une seule et même logique : celle de maintenir un système qui finalement, fonctionne plutôt bien.
Le président actuel des Etat-Unis d’Amérique en est une illustration à la limite de la caricature : Ultra riche, ultra beauf !

Tel est le constat : Si tout alors rien
Puisqu’ils sont devenus la norme, le phénomène « beauf » n’existe plus en tant que tels.
Il reste en guise de contre-pouvoir des libres penseurs désintoxiqués des grands médias, de la course à la consommation et du reste.
Comme des résistants dans une lutte socio-économique et socio-culturelle.

Peut-être aussi est-ce d’une certain point de vue l’échec de l’éducation populaire qui, elle aussi, comme notre modèle social, vient d’un autre monde ?

Ainsi donc se dessine le nouveau monde…

Que la force soit avec nous ;)

 

Laisser un commentaire

Les5blogueurs2018 |
Justinegiry |
Lespetitsblogueursdefeyzin |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Fairy Dreams
| No More Mistakes With Bpo D...
| The Ultimate Solution For D...