Archive | août 2018

28 août 2018 0 Commentaire

Touché mais pas coulé

Touché mais pas coulé

 Thierry Ehrmann - Jean-Paul Sartre, painted portrait

Il y a les textes vers lesquels on se dirige parce que quelqu’un ou un média vous en a parlé et ceux que l’on rencontre par hasard, sans que personne n’ait rien fait pour que cela se produise.

Quel que soit le cheminement qui nous amène à ces écrits, il y en a qui parfois vous touche plus profondément que d’autres.
Un choc authentique et sincère tout autant qu’imprévu et puissant.

Le texte sur lequel je suis tombé par le biais de Facebook l’autre jour m’a fait un effet de la sorte.

J’écris moi-même et je suis donc soumis comme d’autres à une forme d’auto-censure plus ou moins maitrisée, plus ou moins castratrice.

Étant entendu que c’est en nommant les choses qu’on leur donne corps et compte tenu que j’écris souvent sur mes ressentis personnels (Narcisse me comprendra), j’hésite parfois à transcrire en mots des sentiments très intimes et ambivalents.
Un peu comme si le passage à l’écriture devait les graver dans le marbre.
Comme une prise de position vis-à-vis du lecteur (et de moi-même).

La force des grands auteurs est justement de pouvoir toucher sensiblement son lecteur.
Comme une conversation d’âme à âme.
À travers les récits les descriptions et les dialogues, ce sont des émotions, des perceptions et des états d’âmes qui sont échangés.
Quand cela fonction, on peut parler de mise en résonance entre l’écrivain et son lecteur.

Ainsi, ce texte tiré de « La nausée » de Jean-Paul Sartre et partagé sur mon profil m’a profondément touché.
J’ai senti cette résonance entre ce que je suis aujourd’hui et ce qu’exprime le personnage que l’auteur met en scène.

À la base, je ne suis pas de culture livresque classique.
Plutôt branché SF depuis l’adolescent, je vais positiver et me dire que j’ai encore tout un monde à explorer.
Je connaissais déjà Jean-Sol Partre par ma période Boris Vian (qui n’a par ailleurs rien de SF) mais ici, c’est bien de Jean-Paul Sartre qu’il s’agit. Le vrai, l’original.

« La nausée » est son premier roman.
Voyez à ce sujet l’article d’Albert Camus d’octobre 1938.
À propos de l’ouvrage, il y évoque l’idée selon laquelle « constater l’absurdité de la vie ne peut être une fin, mais seulement un commencement ».
C’est à partir de ce livre que Sartre développa réellement sa renommée.
C’est à partir de cet extrait de « La nausée » que je vais peut-être pouvoir envisager un certain changement.

Avec ces quelques mots, Sartre a donc mis précisément le doigt sur une idée qui me tracassait depuis déjà un certain temps et sur laquelle je m’étais dit qu’il me faudrait écrire un jour. Écrire sur ce ressenti et le publier était aussi d’une certaine façon l’obligation de devoir l’assumer.
D’où la résistance (stratégie de procrastinateur !).

De le lire écrit par un autre et de le découvrir tellement en phase avec ma réalité actuelle me permet ainsi de l’accepter autrement et de l’assumer malgré tout.
Rien de grave, juste un état de fait à un moment donné.

Enfin, voici le texte en question :

« Je sais que je ne rencontrerais plus jamais rien ni personne qui m’inspire de la passion. Tu sais, pour se mettre à aimer quelqu’un, c’est une entreprise. Il faut avoir une énergie, une générosité, un aveuglement… Il y a même un moment, tout au début, où il faut sauter par-dessus un précipice ; si on réfléchit, on ne le fait pas. Je sais que je ne sauterai plus jamais. »

Voilà, c’est tout.
Rien que ça, une histoire de résonance personnelle.
Si les choses vont sans dire, elles vont souvent mieux en le disant.
Maintenant, c’est dit (et ce n’est pas moi, c’était comme ça quand je suis arrivé(1) !).

Les mots sont guérisseurs.

Alors allez-y, lisez, parlez, chantez, échangez, il reste des mondes à découvrir et tellement de mises en résonances à faire vibrer ;)

(1) Citation culte d’Homer Simpson à propos de petites phrases qui permettent de s’en sortir dans la vie (voir ici ou bien ).

26 août 2018 0 Commentaire

Les beaufs

Les beaufs

Dans les années 80, quand j’étais ados (la génération « bof » disaient les médias de l’époque), on parlait des beaufs.
Renaud a même chanté au sujet du sien.

Pour nous, plutôt engagés dans une mouvance baba-cool, cette catégorie de la population représentait tout ce qu’il fallait éviter de devenir.

Certains détails ne trompaient pas : Le p’tit chien qui bougeait la tête sur la plage arrière de la voiture, la combinaison foot/  bière / canapé, de bonnes blagues pas trop racistes ou sexistes, la posture de consommateur à tout prix ou encore la fait d’avoir un avis arrêté sur tout, de ne douter de rien (surtout de soi-même) et de râler tout le temps.

mini-chien-de-plage-arriere-qui-bouge-la-tete

Sur Wikipédia, on trouve la définition suivante (extrait) : mot d’argot français employé dans le langage courant — est un stéréotype de Français moyen vulgaire, inculte et borné (…).

Plus de 30 ans après, où en sommes nous ? Que sont-ils devenus ?

Sur le plan économique, Warren Buffet prévenait en 2006 (avant la crise) que les riches étaient en train de gagner la lutte des classes : « c’est ma classe, les riches, qui a déclaré cette guerre et c’est elle qui est en train de la remporter » !
Idée qu’il confirma en 2011 en affirmant que cette guerre avait bel et bien été gagnée (voir ici ou bien ici).

Et bien un peu dans la même idée, il y avait une lutte dans les années 80 entre différents paradigmes et force est de constater que c’est celui des beaufs qui a gagné.

Ils étaient tellement bien intégrés, tellement en phase avec le système que logiquement, ils ont fait leur bonhomme de chemin et ont eu des enfants.
Petits et grands propriétaires, petits et grands épargnants, petits et grands chefs, petites et grande familles ainsi que petites et grandes vacances.

Cette culture s’est affirmée au fil du temps et on la retrouve aujourd’hui à travers tout un tas de comportements et de propos délirants.
Les réseaux sociaux sont pour cela des terrains d’expression fantastiques. 

La victoire des ultras riches et celle des beaufs s’inscrivent en fait dans une seule et même logique : celle de maintenir un système qui finalement, fonctionne plutôt bien.
Le président actuel des Etat-Unis d’Amérique en est une illustration à la limite de la caricature : Ultra riche, ultra beauf !

Tel est le constat : Si tout alors rien
Puisqu’ils sont devenus la norme, le phénomène « beauf » n’existe plus en tant que tels.
Il reste en guise de contre-pouvoir des libres penseurs désintoxiqués des grands médias, de la course à la consommation et du reste.
Comme des résistants dans une lutte socio-économique et socio-culturelle.

Peut-être aussi est-ce d’une certain point de vue l’échec de l’éducation populaire qui, elle aussi, comme notre modèle social, vient d’un autre monde ?

Ainsi donc se dessine le nouveau monde…

Que la force soit avec nous ;)

 

15 août 2018 0 Commentaire

Tri sélectif

Tri sélectif

Contrairement à ce que pourrait laisser penser ce titre, en lien avec l’actualité du moment, je ne vais pas parler ici d’immigration.
Je ne suis pas polémiste et ne vais pas me laisser prendre par la facilité en surfant sur ce qui fait le buz.

Ici, je vais vous parler de poubelles.
En 2018, à l’heure ou certain s’obstine encore à vouloir préserver notre environnement (de qui ?), on nous propose dans les lieux publics des poubelles sélectives. Là s’impose les deux premières illustrations :

Poubelle_1

Poubelle_2

Il est en effet important d’impliquer chaque individu dans une démarche écocitoyenne.
Un combat de tous les jours (contre qui ?).
Alors devant la nécessité de se débarrasser proprement de nos déchets, il nous faut mener une réflexion (plus ou moins rapide) afin de déterminer le côté qui conviendra le mieux au dit déchet.

N’étant pas dans la polémique, je ne ferai pas d’analogie avec cette façon dont certains états trient et sélectionnent leurs réfugiés pour finalement les mettre tous dans un même moule social où, l’ascenseur étant en panne, vous êtes priés de vous mettre dans la file d’attente.

Je vais plutôt rester sur mon sujet et vous révéler cette troisième illustration :

Poubelle_3

Maintenant, c’est une situation de bulletin de vote qui me passe à l’esprit.
Il y aurait sûrement beaucoup d’autres comparaisons à faire avec ce que nous révèle cette photo.
Limitons-nous aux faits :

1) Une poubelle nous impose de faire un choix et de trier ce déchet qui nous embarrasse.

2) Quelque soit notre choix, celui-ci tombera toujours dans le même sac poubelle.

3) On se fout de notre gueule.

En même temps, il ne faudrait pas trop extrapoler. Ce n’est finalement qu’une poubelle.

Une conclusion :
Restons vigilant et méfions nous de tout, même des poubelles.
Ce n’est pas parce que l’on est parano que l’on n’a pas d’ennemi :)

15 août 2018 0 Commentaire

Y croire

Y croire

3 dés, 3 X 6

Billet de reprise. Pas facile, les mots me manquent encore.
Comme une reprise de footing, le souffle court et le corps lourd.
Une gymnastique nécessaire de l’esprit avec des mots pour carburant.
Pendant ce décrochage, je me suis mis à chercher un sens à ce blog.
Une fois rentré, j’ai mis fin à cette quête insensée.
Sans cela, je n’aurai pas pu me remettre au clavier.
Maintenant que j’y suis, je me recentre sur mon sujet du jour :

Un véhicule : La voiture du voisin.
Une plaque d’immatriculation singulière : Deux lettres, trois six, deux lettres.
Une superstition : 666 = Le chiffre de la bête, manifestation du démon, signe négatif.
Une autre superstition : 666 = Suite de chiffres utilisée pour exprimer une satisfaction, signe positif.
Une culture : 666 porte malheur, en France, en Europe.
Une autre culture : 666 expression de réussite en chine.
Un évènement : Le vol de la voiture du voisin.
Les coupables : 2 voleurs de banlieue imprégnés sans le savoir de leur culture judéo-chrétienne.
La victime : Mon voisin, de culture Chinoise, qui avait fait une belle affaire en achetant à bon prix cette voiture avec cette drôle de plaque.
Des ancrages puissants : Consciemment ou pas, chacun vie dans des traditions et des croyances qui conditionnent sa relation au monde. Sa carte sur le territoire.
Une question : Mon code de connexion pour le site de Pôle emploi comporte lui aussi une série de trois six, comment dois-je le prendre ?
Une réponse : La question est hors sujet.
La fin de l’histoire : Après avoir volé un véhicule portant une série trois 6 dans son immatriculation, les lascars se sont fait attraper par la police. L’un d’eux avait conservé sur lui la clé USB du propriétaire alors qu’ils affirmaient ne pas connaître ce véhicule. Pas de chance !
L’autre fin de l’histoire : Cette voiture avec cette série trois 6 dans son immatriculation porte vraiment chance à mon voisin car moins de 24 heures après sa déclaration, le commissariat le contactait pour lui signifier, chose rare, que son véhicule avait été retrouvé. Sacré coup de chance !
Une morale : Après avoir compris le monde dans lequel on vit, l’important, c’est d’y croire et de faire avec.

Un lien : Un article assez complet sur la question : 666, les secrets révélés

Un autre lien : Un article, en anglais, sur la signification de 666 dans la culture chinoise : What is 666 in Chinese?  

Fin de l’histoire…

@+ ;)

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