Archive | juin 2018

10 juin 2018 0 Commentaire

Billet du dimanche soir, espoir.

Billet du dimanche soir, espoir.

Arboretum de Montfermeil

 

Bon soir,

J’ai terminé mon billet de vendredi soir par « Bonne fin de semaine », que je préfère au « Bon Week-end ». C’est pour cela que mon billet ne s’appelle ni « Billet de fin de week-end » et encore moins « Billet de fin de fin de semaine » car ça ne le fait vraiment pas.
Je le concède, week-end est plus facile à utiliser. En tout cas, j’espère que votre week-end s’est bien passé.

Donc, ce week-end, pas de billet. Premier week-end après mon dernier jour de travail. Pas grand-chose à en dire. J’ai pris le temps, un peu plus que d’habitude, mais je ne vais pas vous raconter mon week-end !
En fait oui, je vais le faire mais un peu seulement !

Samedi, j’ai fini par vendre mon futon. Une annonce publiée à 10h00, un prix de vente à 20,00 €, un appel à 13h00, un rendez-vous à 17h00 et un chargement bouclé à 17h30.

Content de cette transaction rapidement réglée, j’ai voulu aller courir un peu. Depuis 3 semaines, j’ai repris le footing. Cela faisait des années que je ne m’y étais pas remis. Des sorties d’une trentaine de minute avec une alternances de courses de quelques minutes, de la marche et des exercices. Le souffle me manque autant que la musculation, mais j’y travaille. Je pratique cela dans l’Arboretum de Montfermeil qui est situé à 3 minutes à pied de chez moi. Sauf que jusqu’au moi de juillet, celui-ci ferme à 18h00. Donc, pas de footing ! J’ai donc commencé à aménager ce qui sera mon espace création vidéo/musique.

Arboretum de Montfermeil

Aujourd’hui, dimanche, j’ai voulu me rattraper d’hier, alors je suis allé au courir au parc (l’Arboretum). Pour la première fois, j’ai réussi à faire mon circuit sans m’arrêter, soit une course d’une vingtaine de minute. Ça a l’air de rien mais dans mon cas, c’est un pallier de passé. Peut-être aussi le fait de la course en matinée avec en moins la journée de travail des autres jours. Peut-être le fait d’un air moins chargé en polluants. Peut-être un premier bénéfice de ces semaines de reprise.

Quel qu’en soit l’origine, cela m’a donné la pêche, alors j’ai ressorti mon vélo. J’ai testé le trajet jusqu’à Gagny, la ville où j’ai encore deux associations avec lesquelles j’aura encore à faire ces jours prochains. Et bien dorénavant, je ne dirai plus « Je vais à Gagny » mais plutôt « Je descends à Gagny ».
J’habite Montfermeil et dans « Montfermeil », il y a « Mont ». En conséquence, quelques soit l’endroit où je me rends, je finirai toujours par rencontrer une côte sur le chemin du retour !
Je ne m’étendrai pas sur les pistes cyclables du coin pas vraiment protégées et qui apparaissent et disparaissent sans logique. Quoi qu’il en soit, je récidiverai !

C’est à partir de demain que je vais réellement me confronter à cette nouvelle situation. Les jours de semaine où je n’aurai pas plus d’obligation que ça et en même temps, tellement de choses à faire, de retards en tout genres à rattraper, d’affaires à ranger, à trier, à jeter. Mon côté procrastinateur va en prendre un coup !

Voilà, un billet d’un dimanche soir, plein d’espoir, écrit à l’aube de jours nouveaux.
Un billet de fin de week-end, de fin de fin de semaine, pour vous souhaiter un bon début de semaine.

Au plaisir de vous lire,

Michel

8 juin 2018 0 Commentaire

Auto-discrimination positive

Auto-discrimination positive

Maria

Aujourd’hui, vendredi 8 juin 2018, c’était mon D Day, mon Jour J, mon dernier jour de TAF quoi !
Trie, rangement, quelques derniers documents et solde de tout compte. Classique quoi !
Étant avec mon rendez-vous de 10h30 qui est arrivé à 11h30 au moment de la pause déjeuner, j’ai décidé de faire un truc un peu particulier en ce jour particulier : Déjeuner. En général, je zappe cette étape de la journée. Mais aujourd’hui, pourquoi pas. Juste différent quoi !
C’est à la boulangerie que mon regard a croisé cette affichette : Femme portugaise cherche heure de ménage. Ce petit texte s’est agité dans ma tête. Ça m’a inspiré quoi !
Maintenant que je suis DE*, je pourrais peut-être mettre aussi une petite annonce en mettant en avant une caractéristique propre à mes origines, à ma culture ou à ma race du genre :

Homme métis, d’origine antillaise et francophone donne cours d’informatique à domicile.

Ça manque de cohérence. L’informatique, c’est plus pertinent quand on a des origines asiatiques. Enfin je crois quoi !

… des cours de piano.

C’est mieux, mais on s’attends plutôt à une personne de type blanc européen. C’est vrai quoi !

…des cours de soutien scolaire.

Là, ce n’est pas mal. Il n’y a peut-être pas que des personnes d’origine nord-africaine qui font du soutien scolaire. Normal quoi !

Pour vraiment bien faire, je devrais essayer les cours de percussion. Là, je suis dans le folklore attendu. Ma description est pratiquement un gage de qualité. Comme pour Maria quoi !

Si je pars à l’étranger, je pourrai toujours mettre une annonce de type : Français donne cours de soutien en arrogance, en chauvinisme et en raffinement. Il y a des réputations qui se suffise à elles-mêmes. Qualité garantie, forcement quoi !

« Au village, sans prétention, j’ai mauvaise réputation.  Qu’je m’démène ou qu’je reste coi Je passe pour un je ne sais quoi ! »

Bon, j’arrête, ce n’est pas vrai, je ne vais pas chercher un TAF immédiatement. Je vais me reposer dans d’autres activités. Faire un break quoi !

Et pour Maria, espérons qu’elle trouvera le sien de TAF. Ce serait bien quoi !

Voilà, j’ai fini de dire n’importe quoi.

Bonne fin de semaine ;)

 

*Demandeur d’Emploi

 

PS : C’est une mouche en haut de la photo ?

7 juin 2018 0 Commentaire

Je de réseaux

Je de réseaux

Les Réseaux sociaux

Hi !

On m’a dit : « Beaucoup de « JE » dans tes billets ».
Quelque part, c’est un peu normal, c’est mon blog à moi perso.
D’autre part, un blog perso peut parler d’autre chose que de soi (de bois, de soie, de toit ou de moi par exemple).
Bref, ces « Je » me rappelle ces formations d’animateurs BAFA auxquelles je participais.
Nous, les formateurs, insistions auprès d’eux, les stagiaires, pour qu’ils s’expriment à la première personne du singulier.
Notre idée était qu’ils devaient être propriétaire individuellement de leurs paroles. Ne pas se perdre dans le « nous » ou le « on » (dont on sait que c’est un con). Cela nous semblait important, considérant qu’ils allaient se retrouver à un moment donné seuls face à un groupe d’enfants. Dans le domaine, les notions de responsabilités (civile, pénale, contractuelle, pédagogique, morale etc.) se conjuguent à la première personne. Se réapproprier le « Je », sa singulière personne, déjà dans la prise de parole face au groupe. Le « Je » qui participe à construire l’individu.

Je l’ai retrouvé plus tard, dans une formation DEFA (cadre de l’animation). Au cours de ce module nommé « Pédagogie, Relations Humaines », nous participions une fois par regroupement à une séance de travail qui s’appelait « Moi je ». Un peu sous la forme des groupes de rencontre de Carl Rogers. Pour Rogers, il s’agissait d’une thérapie centrée sur la personne. Pour mes formateurs de l’époque, je n’ai pas encore compris où ils voulaient en venir. Il y a certes eu des « choses dites » et des « conflits assumés » mais il manquait les versants analyse, synthèse ou reconstruction. C’était sans doute volontaire…

Donc, le « Je » peut être positif et constructif, mais pas que !

Je me demande si finalement, nous n’avons pas aussi participer quelque part avec ces mises en avant de la personnalité à cette crise de l’individualisme que traverse aujourd’hui notre société au détriment de l’intérêt collectif.

Ces Facebook, WhatsApp, Snapchat et autres blogs et réseaux sociaux ou chacun se met en avant, fais sa promo en espérant sortir du lot, mais pas que !

Les réseaux sont là pour le pire et le meilleur, à l’image du monde qui les a créés.
S’ils permettent à chacun de faire son show (comme moi ;) ), ils rendent aussi possibles des synergies, des modèles coopératifs ou collaboratifs. Réseaux de vigilance, réseaux d’échanges, réseaux de ventes directes, etc… Le monde se réinvente et cela impacte même les modèles politiques qui ne peuvent plus faire l’impasse sur cette capacité donnée potentiellement à chacun de se faire entendre.

Voyez au bout de ce lien une liste assez complète des réseaux sociaux existant. Il y en a vraiment beaucoup. Si vous y allez, restez vigilant avec les liens publicitaires.

Nous vivons dans un moyen âge de l’ère numérique et nous manquons encore de maturité quant à son utilisation. Cela viendra. Ainsi, l’idée de déconnexion volontaire et organisée fais son chemin. C’est bien.

En attendant, je vais réfléchir à l’idée de modérer l’usage du « Je » dans mes billets, ou pas !

@+

6 juin 2018 1 Commentaire

Contrastes

Contrastes

Bonjour,

Je n’ai pas pour habitude de dévoiler ma page d’accueil Facebook mais là, vous reconnaitrez (ou pas) que le fil des publications peut parfois donner des juxtapositions surprenantes.

Contraste

Je vous laisse apprécier.

;)

6 juin 2018 0 Commentaire

Il pleut encore…

Il pleut encore…

Hé oui, il pleut encore. Ici, ailleurs, presque partout, en France, il pleut.
Je ne reviendrai pas sur la joie des grenouilles, assez rares à Montfermeil.
Tout à l’heure, c’était l’orage qui grondait, les éclaires qui frappaient.
C’était beau, fort, majestueux… J’adore !
Quand elle nous rappelle que c’est elle qui décide.
Que nous ne sommes que des locataires.
Parfois, trop souvent, des drames, des destructions, des victimes.
Même si nous en subissons parfois les conséquences,
on ne peut pas pour autant dire qu’elle en est responsable.
Il pleut, avec ses bénéfices et ses dommages.

Il pleut et les nappes phréatiques montent.
Dans mon billet du 30 avril, j’évoquai un niveau général de modérément haut à très haut. C’était la situation au 1er avril selon la source brgm.fr.
pour vous tenir au courant, voici la situation au 1er mai :

Nappes phréatiques au 1er mai 2018

L’article original au bout de ce lien.

De mon point de vu de Francilien, ça monte !

Nous allons rester positif et nous dire que les pluies des jours dernier ne sont peut-être pas si importantes qu’il n’y parait et que la neige des sommets va peut-être s’évaporer plus vite qu’elle ne va fondre.

Tiens, mon velux à cesser son raffut. La pluie s’est arrêtée.

C’est bien non ?

@+ ;)

6 juin 2018 0 Commentaire

48 heures chrono

48 heures chrono

Carte blanche

Aujourd’hui, mercredi 06 juin 2018, 17h00.
Dans 48 heures précisément, je serai de nouveau en situation de recherche d’emploi.
Depuis 1984, j’en aurais fait beaucoup de ces dispositifs destinés à aider les demandeurs d’emploi.

J’ai commencé avec TUC (Travail d’Utilité Collective). Un dispositif destinés à ceux que l’on appelait à l’époque la génération « Bof ». Pour ma part, il s’agissait de vendre du jus d’orange frais dans une orange.
Oui monsieur, j’étais posté dans une grosse orange ouverte en 2 et tout en vendant du jus d’orange, je faisais ma propre promotion en vu de trouvé un emploi. J’avais de la chance, j’étais juste devant le CIDJ, quai Branly à Paris. Lieux de prédilection pour qui cherchait un empli dans l’animation et c’était mon cas.

Dans 48 heures, je termine un contrat de professionnalisation senior et je m’engage dans un Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP).

En tant que licencié économique, l’état, dans sa grande mansuétude, me permet de bénéficier d’un dispositif d’accompagnement très rapproché avec des conditions d’indemnisation privilégiées (75% du salaire brut pendant un an). Bon, pour la formation, soit j’en trouve une autre pendant les soldes, soit je lâche mon projet initial à Toulouse à 10.500,00 €. Les budgets sont limités…
Tout est signé. Il ne reste plus qu’à envoyer les dossiers et à prier pour que cela soit validé.

Donc, ce vendredi à 17h00, j’aurai une carte blanche pour refaire ma vie.

J’ai beau avoir déjà joué cette carte plusieurs fois déjà, et avec moins de sécurité, c’est quelque chose quand même. A 53 ans, c’est encore une autre façon de faire.

Plein d’idées, plus ou moins réalistes.
Plein de compétences, à force de métiers et de pratiques.
Quelques diplômes et quelques contacts.
Y’a plus qu’à…

Je vais faire ça mais avant, je vais me reposer de ces activités en me ressourçant avec d’autres activités, je ne sais pas rien faire.

Parmi celles-ci, il y a ce blog.
Alors tant pis pour vous, je vais avoir du temps pour rédiger tout plein de billets.
Quant à savoir si cela remontera pour autant le niveau, je n’en suis pas sûr.

Une carte blanche pour refaire ma vie…

Si vous avez des idées, allez-y, laissez un commentaire inspirant, je suis preneur.

Ciao ;)

 

 

 

4 juin 2018 0 Commentaire

Késako ?

Késako ?

Colortag® Plus RF avant

Mais qu’est-ce donc que cela ?
De prime abord, cela m’a fait penser à un tromphiseur.
Puis, à y regarder de plus près, j’ai bien vu qu’il était trop rond pour en être.
Alors j’ai pensé à un farmyte. Vous savez, du genre globuche mais en plus petit.
Que nenni, car une fois retourné, l’objet me révéla ses inscriptions :

Warning = Danger

Deux triangles : L’un pour signaler un danger, l’autre avec quelque chose qui pourrait être une tâche.

Colortag® Plus RF : Système antivol avec technologie RF (radio-fréquence) et qui, quand on le force, libère un produit fortement coloré qui se répand sur les mains de la victime, ou du coupable, ainsi que sur les objets qu’il protège (genre vêtements).

Patented = breveté

Voilà, maintenant que tout est dit, voici l’histoire :

Je me rends dans un magasin de sport avec une amie et j’y achète une paire de roller – glop glop ! - et des chaussettes - glop ! -. Pour faire vite, je passe à la caisse automatique - glop ! -.

Après un après-midi de patinage, je rentre chez moi et je constate la présence d’un antivol sur les chaussettes - pas glop ! -. Me revient alors en mémoire le signale sonore qui a retenti lorsque nous sommes sortis du magasin ainsi que le sourire bienveillant de l’agent de sécurité qui nous a fait signe de passer - glop ??? -.

Je décide d’enlever cet antivol. Me revient alors en mémoire des scènes de films où la victime ou le coupable se retrouve plein d’une saleté de colorant après avoir ouvert la mallette de billets - pas glop, pas glop ! -. Heureusement, pour moi, ça n’a pas explosé – glop ? -.

Bref, me voici découvrant que les techniques de marquage de billet de banque sont présentes dans les dispositifs antivols des supermarchés - glop ! -, la main pleine d’un bleu vif – pas glop ! -, essayant d’éviter que ce liquide ne touche mes chaussettes noires toute neuves.

Colortag® Plus RF aprés

Finalement, les chaussettes noires s’en sortent bien - glop ! -. Étonnamment, le bleu sur ma main s’est enlevé plutôt facilement avec mon spray Lacroix 5 en 1 - glop ? -.

Je ne savais pas que nous en étions à ce point de sophistication en matière de protection contre le vol - glop ? -. On pourrait imaginer l’étendre à d’autres produits comme une voiture – glop ! -, un portefeuille - glop ! - ou encore un smartphone qui s’autodétruirait en explosant à la tête du détrousseur en l’aspergeant d’une peinture vert fluo - glop ! -.

Pour l’occasion, après coup, j’ai découvert qu’il y avait plein de choses sur le Web à propos des façons d’enlever ces antivols. Notamment ce site, WikiHow, qui a pour vocation d’aider chaque personne sur la planète à apprendre comment tout faire (en mode Wiki) - glop ! -.

Une morale à cette histoire ?

Non, aucune.

Merci à Pifou pour ses - glop ! - et ses - pas glop – plein de bon sens.

@+

3 juin 2018 0 Commentaire

Noire n’est pas mon métier

Noire n’est pas mon métier

Noire n'est pas mon métier

J’ai lu « Noire n’est pas mon métier ».

Un livre écrit par 16 artistes de la scène et du cinéma français.

Elles ont en commun, au-delà du fait d’être femmes dans un métier où l’image est très importante, d’être noires.
C’est cela le déclencheur de cet ouvrage car ici, en France, être noir est une particularité.
Ce constat unanime selon lequel dans la majeure partie des scénarios et des mises en scène qui circulent, la présence d’un acteur ou d’une actrice noire doit être justifiée, de la même façon que se
justifie le noir dans le rôle de l’agent de sécurité ou du facteur, ou encore de la femme de ménage ou de la prostituée.
Comme disait Ronald, vous ne viendrez pas chez nous par hasard. Lui parlais de son restaurant…

Bien sûr, chaque minorité a son lot discriminations, de caricatures et de clichés. Ici, il s’agit des noirs.

J’ai lu ce livre et j’ai été impressionné par le parcours de chacune d’entre elle, par ce qu’elles ont rendu possible avec leur volonté et les rencontres qu’elles ont pu faire.
J’ai été impressionné car elles ont fait le choix de s’exprimer sur un sujet délicat à aborder dans la société française sans que cela soit perçu comme des revendications communautaristes.

La représentation des minorités dans les médias, au cinéma et au théâtre est une vraie problématique car elle révèle un choix de société :
Celui de la reconnaissance de leurs présences à part entière dans le quotidien de la nation, à travers tous les rôles et les fonctions sociales possibles et imaginables sans que cela ait besoin de se justifier.

Juste parce que dans le monde construit dans lequel nous évolutions, les noirs (et d’autres) sont présents à tous les niveaux de l’échelle sociale, qu’on l’apprécie ou pas, c’est un constat.

Globalement, la France est un pays qui a du mal à considérer comme naturel une personne noire, d’origine d’un pays du Maghreb, d’Asie ou d’ailleurs sur des postes ou des fonctions importantes et là encore, malgré la réalité des faits.

Ce n’est ni une guerre ni un combat, c’est juste un truc qui reste de l’ancien monde et qu’il convient de dépasser.
En en parlant, en évoquant ces contradictions, ces aprioris, nous arriverons peut-être à avancer sur la question.

En attendant, c’est aussi quelque chose qui fait souffrir, souvent silencieusement, des individus qui n’on rien fait pour mériter ces traitements de défaveur. Alors que ces avancées s’accélèrent un peu !

Moi qui ne suis engagé dans aucun mouvement militant, qui ne participe généralement pas aux manifs, qui critique souvent, installé dans le confort de ma société de consommation et qui ne fais avancer aucun Schmilblick, j’ai été impressionné par ce que ces 16 femmes ont décrit de leur parcours, de ces situations professionnelles voulues comme inacceptables, même si elle sont souvent d’une lamentable banalité, et de ce qu’elle ont mises en œuvre, chacune à leur façon, pour tenter de faire évoluer des mentalités ou au moins, de signifier les limites de ce qui n’est plus/pas tolérable.

Elles nous parlent de ce racisme ordinaire, celui du quotidien qui est tellement intégré dans l’inconscient collectif qu’il ne semble plus en être. Pourtant, souvent, quand il est mis en évidence par celui ou celle qui le subit, l’auteur de cette parole ou de la remarque indélicate en arrive à s’excuser. Sincèrement, il ne l’est pas, il ne pensait pas que, il est désolé et tout le monde est mal à l’aise jusqu’à ce que le comique de service nous fasse passer à autre chose.

Forcément, ces discutions sur les discriminations touchent aux zones de conforts intellectuelles de beaucoup mais il faut en passer par là si nous voulons, au moins sur ce point, vivre dans un monde un peu plus équitable, un peu plus juste.

J’ai lu « Noire n’est pas mon métier » et j’ai apprécier la justesse de ces analyses de situations qui pourraient devenir autant d’indicateurs de la qualité de l’évolutions des mentalités sur la question.

16 fois merci à vous d’avoir bien voulu partager vos histoires et vos expériences. Espérons qu’elles deviennent juste une illustration de l’ancien monde.

Est-il nécessaire de vous dire que je vous conseille cette lecture ?

1 juin 2018 0 Commentaire

Panoramas

Panoramas

Le forum des halles

Pour finir cette semaine pas très inspirante, je vous propose ce nouvel album constitué de sept vues panoramiques, histoire d’avoir un regard un peu plus large, une vision justement un peu plus panoramique sur ce qui nous entoure.

Panoramas
Album : Panoramas
Sept vues Panoramiques réalisée avec un iPhone et un Lumia 950.
9 images
Voir l'album

1 juin 2018 0 Commentaire

Discriminations

Discriminations

lycée Paul Éluard de Saint-Denis

Vendredi 1er juin, journal de 20h00 de France 2, le lycée Paul Éluard de Saint-Denis est pris en exemple à propos d’une possible sélection « sociale » dans le nouveau dispositif Parcoursup.

Vous y croyez vous que des chefs d’établissements se permettraient d’avoir des aprioris sur l’origine sociale (pour ne parler que de celle-ci) de leurs futurs élèves ?

En tout cas, on a parlé du lycée Paul Éluard. Celui où j’ai fait ma vie de lycéen. Celui par lequel j’ai fais mes premiers pas dans ma vie d’adulte. Un sas entre une vie d’enfant où j’étais invisible, juste un sujet qui n’a jamais très bien compris ce qui se passait autour de lui mais qui grosso-modo faisait ce qui était attendu de lui et une première vie d’adulte où, engagé, volontaire, explorant de nouveaux territoires, faisant des rencontres improbables, je me suis retrouvé quelques années après dans des fonctions où je n’étais pas vraiment attendu de cadre associatif et de formateur d’adultes.

Parcours de vie en autodidacte dans un environnement socioprofessionnel où être tagué « banlieue » n’était pas un problème majeur puisqu’il s’agissait souvent d’intervenir en direction de publics populaires.

Aujourd’hui, l’ascenseur social s’est arrêté et son échelle s’est vu ajouter de nouveaux échelons entre ceux bu bas et le sol.

Aujourd’hui, être tagué « banlieue » est encore plus problématique et l’arrivée au lycée qui parait tellement normal pour beaucoup de personnes est déjà une réussite en soi quand ont grandi dans ces environnements.

Pour que Parcoursup soit un dispositif qui limite réellement les discriminations pour l’accès en cycle supérieur, il faudrait, en plus du super système d’information mis en ligne et de toutes les personnes chargées de le faire fonctionner, faire des prières et peut-être même quelques incantations vaudous. Sans cela, je n’y crois pas.

Il n’était pas simple de commencer sa vie depuis la case banlieue il y a 30 ans et c’est encore plus compliqué aujourd’hui. Je crois que le plus difficile, c’est le regard de l’autre. Celui qui vous enferme dans ses stéréotypes personnels avec ses semblants de bienveillance, qui vous donne ses prétextes à la mords-moi-le-nœud pour finalement vos annoncer que cela ne va pas être possible.

La bonne nouvelle c’est de toute façon, nous continuerons d’exister pour le meilleur et pour le pire dans ce monde où quoi qu’on y fasse, il y aura toujours ces discriminations.

Nous sommes, minorité sociale, mixtes culturels, acteurs finalement visibles d’une société qui a encore beaucoup à faire pour assurer une réelle équité entre ses citoyens.

Mais nous, enfants de ces banlieues, anciens ou actuels élèves du lycée Paul Éluard et des autres, on s’en fiche. Le monde est comme ça, notre monde est ainsi depuis nos commencements. Alors on avance, on fait avec et quoi qu’il arrive, quelques soient les obstacles, on finit souvent par trouver les solutions.

Alors, discriminations et sélections dans le dispositif Parcoursup ?

Oui, comme partout !

12

Les5blogueurs2018 |
Justinegiry |
Lespetitsblogueursdefeyzin |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Fairy Dreams
| No More Mistakes With Bpo D...
| The Ultimate Solution For D...